L’innovation n’a pas d’âge: l’histoire d’un enfant et de son jouet

L’innovation n’a pas d’âge: l’histoire d’un enfant et de son jouet

À 18 ans seulement, David Aguilar, le jeune Andorran devenu célèbre pour avoir construit une prothèse pour son bras avec des pièces de Lego, a de grands projets pour l’avenir. Dans cet entretien, ce jeune innovateur nous confie son histoire et ses idées.

Tu as réalisé ton premier projet de prothèse avec des pièces de Lego à l’âge de 9 ans, te rappelles-tu comment t’est venue l’idée de transformer ton jouet en une prothèse ?

Je suppose que, inconsciemment, le grand projet de ma vie était d’avoir un bras. J’ai toujours rêvé et aimé me voir pareil que les autres garçons avec ce bras. Depuis tout petit, les Legos ont été mon refuge et une grande passion qui s’est développée au fur et à mesure que j’y jouait dans ma chambre. Quand j’ai commencé à construire la prothèse, l’idée était de créer un bateau. Au moment de lever ce qui devait être la coque du navire et de l’approcher de ma « petite main », j’ai eu l’idée d’entourer tout mon bras des pièces et de réaliser ainsi mon rêve. J’ai alors joint un fil et les pièces d’un robot Bionicle et c’est comme ça que j’ai développé ma première prothèse mobile avec des pièces de Lego.

Est-ce que tu penses continuer à perfectionner le modèle actuel ?

Oui, un ami de la famille vient de m’offrir la dernière grue que Lego a commercialisée. Elle contient 4000 pièces et va me permettre de réaliser une prothèse bien plus complexe et élaborée.

En quelques mois seulement, tu es devenu une véritable célébrité : des articles de journaux ont parlé de toi, tu es passé dans des journaux télévisés et tu as participé à des conférences scolaires et des programmes télévisés. Que ressens-tu face à ce retentissement médiatique ? Comment ta vie a-t-elle changé ?

Honnêtement, c’est très excitant et impressionnant. Cette expérience ne pourrait pas être plus positive en raison de toutes les bonnes choses qu’elle m’apporte. Au collège Sant Ermengol d’Andorre, j’ai grandi entouré des mêmes camarades et professeurs qui partagent cette histoire aujourd’hui, très émus de me voir heureux. C’est grâce à eux et à ma famille que je suis qui je suis et ils jouent un rôle important dans ce qui m’arrive.

Diverses universités se sont intéressées à mon idée. Plus précisément, la UIC de Barcelone m’a octroyé un « Prix d’innovation 2018 » qui m’a permis d’obtenir une bourse pour étudier la bioingénierie.

Quel métier aimerais-tu faire plus tard ?

Ce qui est sûr, c’est que je veux aider les gens grâce à la bioingénierie. Il n’y a pas de meilleures études pour réaliser mon rêve et utiliser les matériaux et la technologie les plus avancés.
La bioingénierie est une fusion entre la biomécanique, l’ingénierie, le développement et l’application de ces compétences et les dernières avancées dans ce domaine. Je vais pouvoir ainsi acquérir les connaissances nécessaires à l’accomplissement de mon rêve.

Est-ce que des entreprises spécialisées t’ont contacté pour tirer profit de ton modèle ? Est-ce que tu l’as enregistré ?

Non, je n’ai pas été contacté. Je suppose que tout le monde est conscient du fait que cela reste un jouet avec ses limites, bien qu’il ait attiré les revues les plus spécialisées et importantes du domaine de la bioingénierie et de la biomédecine, qui ont raconté mon histoire dans diverses publications numériques. La première prothèse était un hélicoptère et la deuxième, un avion. Le défi consistait à n’utiliser que les pièces que le jouet contenait et aucune autre. J’y suis arrivé, les deux fois.

Le processus d’enregistrement est compliqué et cher et je n’ai donc pas breveté mon modèle. Je me concentre sur mes études, c’est le plus important pour l’instant.

Il y a d’autres initiatives de projets semblables au tien dans le monde. Par exemple, au Royaume-Uni, un vétérinaire a fabriqué une prothèse, également en Legos, pour une tortue. Connais-tu ces histoires ? Est-ce que tu as contacté certaines de ces personnes ou est-ce que tu aimerais participer à ces projets ?

Oui, je connaissais cette histoire. Je suis un grand fan de Lego et je recherche constamment des infos sur Internet. YouTube et Google sont les outils parfaits pour farfouiller dans les recoins du monde les plus inhospitaliers à la recherche d’histoires les plus invraisemblables et passionnantes.

Plusieurs First Lego League d’Espagne m’ont contacté pour m’inviter à participer à leurs événements comme des événements de records et d’innovation. J’ai fait une vidéo pour l’une d’entre elles qui l’a diffusée lors de l’ouverture de la compétition. Ça fait quelque chose quand on te dit que tu es le héros de nombreux enfants. Il n’y a pas très longtemps, on m’a dit qu’un garçon de primaire de Barcelone voulait devenir ingénieur en robotique pour être comme le garçon au bras en Legos.

Le 24 mai prochain, je suis invité à l’une des conventions technologiques les plus importantes au monde, qui a lieu à Paris, la Vivatechnology. L’un des thèmes est ce que l’on appelle « l’être humain augmenté ». Il s’agit de l’association de l’homme et de la technologie incorporée et les organisateurs considèrent que j’en suis un exemple en raison de ma capacité de développement et d’adaptation.

La technologie a joué un rôle très important dans la diffusion ton histoire, car tout ce retentissement a été déclenché lorsque ton père a partagé une vidéo de ta prothèse sur YouTube. Que penses-tu des capacités de communication et de portée qu’offrent aujourd’hui les technologies et les réseaux sociaux ?

La technologie est l’une des grandes passions de ma vie. Ça m’attire depuis que je suis petit, car mon père est un grand utilisateur des nouvelles technologies. Comme tous les jeunes de ma génération, j’ai grandi à l’ère de la révolution digitale avec tous les avantages que ça implique.

Nous vivons dans l’ère de l’immédiateté, de la communication mondiale, qui nous aide à en savoir davantage sur l’environnement le plus éloigné et à nous rapprocher ainsi de nos semblables.
La diffusion de mon histoire a franchi les frontières et les réseaux sociaux ont joué un rôle très important dans cette médiatisation, mais il est certain que tout a commencé avec quelque chose de plus traditionnel et simple qui ne cessera jamais d’exister, « les relations humaines ».

En tant que jeune innovateur, que penses-tu de notre initiative MoraBanc Digital ?

Tout passe par un processus de modernisation et d’adaptation au moyen, comme j’ai dû le faire dans ma vie. Comme d’autres secteurs, les banques doivent investir dans l’amélioration de la qualité du service et de l’expérience client. Aujourd’hui, les clients des banques sont bien plus informés et bien plus exigeants.

Je suis client de MoraBanc depuis toujours, car mon père y travaille. J’utilise l’application tous les jours pour contrôler mes dépenses par carte et vérifier le solde de mon compte. J’ai déjà commencé à gagner de l’argent en participant à des conférences dans des collèges et avec MoraBanc Digital, je gère mes rentrées d’argent de façon simple et confortable. L’application est intuitive, pratique et surtout, sûre, et c’est ce qui est le plus important pour tout utilisateur. MoraBanc cherche vraiment à se développer, car elle propose constamment de nouvelles fonctionnalités et améliorations dont le but final est de satisfaire ses clients. Je crois que nous sommes dans une nouvelle ère de révolution digitale, dans laquelle survivront les organisations qui seront capables de s’adapter aux nouvelles règles du jeu.

As-tu des conseils à donner aux personnes qui ont un projet innovant ou une idée qu’ils aimeraient réaliser ?

En premier lieu, croire en son idée. Ensuite, passer à l’action et la développer. Communiquer l’idée sur les réseaux sociaux m’a aidé à avoir davantage confiance en mes possibilités. Discuter de l’idée avec ma famille et mes amis m’a permis de la consolider et de penser au-delà : un monde meilleur où nous aidons les individus à atteindre facilement leurs objectifs grâce à des idées créatives.

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